Fête de Saint-Jean Paul II : samedi 22 octobre

Karol Józef Wojtyła est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il perd très tôt les membres de sa famille ; son père décède en dernier en 1941.

Ses études universitaires sont interrompues par l’occupation nazie en 1939 et Karol Wojtila doit travailler sur un chantier d’usine chimique afin de gagner sa vie et d’échapper à la déportation en Allemagne.

Dès 1942, il entre au séminaire clandestin et est ordonné le 1er novembre 1946. Envoyé à Rome, il y poursuit ses études et fait notamment une thèse sur le mystique espagnol saint Jean de la Croix. Il étudie en particulier lors de voyages en Europe la réalité du début de la déchristianisation mais aussi les nouvelles méthodes pastorales (prêtres ouvriers, JOC). Revenu en Pologne en 1948, il y est vicaire et aumônier des étudiants et enseigne au grand séminaire de Lublin. Il fait une thèse en philosophie et devient titulaire de la chaire d’éthique de l’université de Lubin en 1957.

Nommé évêque en 1958, archevêque en 1964, et créé cardinal en 1967, il participe au concile Vatican II et est notamment impliqué dans la rédaction de la rédaction de la constitution pastorale Gaudium et Spes.

Il est élu pape en 1978 et choisit d’être appelé Jean-Paul II. Il se fixe comme objectif la mise en œuvre du concile Vatican II, ce qui l’amène à réformer le droit canon (1983), à offrir un nouvel exposé des fondamentaux de la foi catholique en publiant un nouveau catéchisme de l’Eglise Catholique (1992), à s’engager dans des efforts de rapprochement avec le judaïsme et à donner une nouvelle visibilité au dialogue interreligieux.

Jean-Paul II a exercé son ministère avec un inlassable esprit missionnaire.

Son ministère est marqué par ses nombreux voyages apostoliques (104 hors d’Italie et 146 en Italie), par le lancement des JMJ en 1985 (19 pendant son pontificat) puis du rassemblement mondial des familles en 1994, par les diverses rencontres avec les représentants des autres religions, par la reconnaissance accrue des grandes figures de l’Eglise en célébrant 1338 béatifications et 482 sanctifications. Enfin, il a signé de nombreux textes de l’Eglise dont 14 encycliques, 15 exhortations apostoliques, le catéchisme de l’Eglise catholique.

Il reprend à plusieurs reprises la notion de « nouvelle évangélisation », et en particulier, la définit dans son encyclique Redemptoris missio (n° 33) : « Il existe enfin une situation intermédiaire, surtout dans les pays de vieille tradition chrétienne mais parfois aussi dans les Eglises plus jeunes, où des groupes entiers de baptisés ont perdu le sens de la foi vivante ou vont jusqu’à ne plus se reconnaître comme membres de l’Eglise, en menant une existence éloignée du Christ et de son Evangile. Dans ce cas, il faut une “nouvelle évangélisation “ ou une “ré-évangélisation”. »

Pendant toute sa vie publique, il s’est prononcé sur la scène politique ; il est en particulier considéré comme un acteur de la chute « du bloc de l’est ».

Décédé le 2 avril 2005, il a été sanctifié le 1er mai 2011.

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